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L’exchange Coinnest aurait accepté un pot-de-vin pour la prise en charge d’une crypto-monnaie

Coinnest
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Le parquet de Séoul aurait inculpé deux dirigeants de Coinnest pour avoir accepté un pot-de-vin qui s’élèverait à près de 890 000 dollars afin d’inscrire une nouvelle crypto-monnaie sur la plateforme de trading. Cette pratique douteuse serait très répandue dans l’industrie et ferait l’objet d’une sanction pénale en Corée du Sud.

De l’argent en échange de la prise en charge

CoinnestSelon Korea Times, le PDG  et le directeur des opérations de Coinnest devraient face à la justice sud-coréenne pour avoir “reçu un pot-de-vin” selon les déclarations du service des enquêtes financières du ministère public la semaine dernière. Les deux inculpés auraient accepté de se faire soudoyer par un PDG d’une société cherchant à inscrire directement sa crypto-monnaie sur Coinnest .  

Kim, PDG de Coinnest, et Cho ont reçu 1 milliard de wons (890 000 $US) de bitcoin et d’un token qu’on a nommée “S” au début du mois de février de cette année en échange de la commodité qu’ils ont offerte en inscrivant le token S, a ainsi détaillé les autorités de Séoul.

Les autorités n’ont pas tenu à divulguer le nom de la crypto-monnaie qui aurait été ajoutée “illégalement” sur Coinnest. Toujours selon le service des enquêtes financières du ministère public, les accusés auraient “accepté 110 tokens et Bitcoin d’une valeur de 860 millions de wons, soit près de 771 270 $” entre les 5 et 6 février et reçu un deuxième versement  ” d’une valeur de 140 millions de wons (soit près de 120 000$)” le 12 et 14 février pour lister directement le “token S” sans passer par des examens nécessaires pour s’assurer que la crypto-monnaie respecte les normes et les exigences réglementaires en vigueur.

Deux dirigeants qui ont déjà fait l’objet d’une enquête

Les deux dirigeants remis en cause dans une affaire de corruption auraient déjà été interpellés une première fois par les autorités sud-coréenne le 23 avril dernier pour un autre délit financier. Selon le  Korea IT Times, ils aurait été accusé d’avoir “violé la loi sur des crimes économiques spécifiques pour avoir vendu des faux tokens alors qu’ils n’existaient pas” sur la plateforme de trading Coinnest.

En avril dernier, l’exchange a également refusé de se soumettre à une inspection de la direction de l’association blockchain de la Corée du Sud, éveillant des doutes chez certains utilisateurs qui ont commencé à soupçonner Coinnest de ne pas respecter les normes de sécurité imposé par les régulateurs sud-coréens.  

 

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