Minage

Le Maroc veut ériger une ferme éolienne de 900 MW destinée au minage de crypto-monnaies

Maroc
Ecrit par Rouah Rony

La société américaine Soluna a récemment dévoilé ses plans pour la création d’une gigantesque ferme de minage alimentée par son propre parc éolien. Ce projet qui a pour ambition de faire appel à l’énergie verte pour miner des crypto-monnaies verra le jour dans la région de Dakhla, au Maroc, en janvier prochain selon les informations rapportées par le média Ars Technica.

Une ferme de minage au Maroc

Maroc« Le Maroc est sur le point d’accueillir l’une des plus grandes opérations énergétiques de blockchain-powering dans le monde », a affirmé Soluna Technologies Ltd, leader du cloud computing, dans un communiqué annonçant la création d’une ferme de minage et d’une gigantesque centrale éolienne au Maroc.

Le projet, estimé à plus de 2 milliards d’euros, débutera en 2019 et couvrira plus de 14900 hectares. D’après Soluna, Dakhla présente toutes les conditions favorables pour produire de l’électricité via des éoliennes: dans la région, la vitesse du vent peut arriver jusqu’à  40 km/heure, ce qui largement supérieur à la moyenne mondiale.

Nous voulons alimenter la blockchain avec une énergie propre et renouvelable que nous possédons et contrôlons. Soluna répondra à la demande croissante en énergie et créera le premier “nœud de service”, capable d’offrir une importante puissance aux futurs réseaux blockchain.”, a ainsi précisé le PDG de Soluna, John Belizaire.

Soluna a également l’intention de tirer parti des lois locales en vendant au moins 20 % de sa production en électricité au gouvernement marocain grâce à l’accord d’achat d’électricité (AAE) mise en vigueur dans le pays.   

Le Maroc a mis en place une loi qui garantit effectivement un AAE pour les fournisseurs d’énergie “, a affirmé John Belizaire

Maroc interdit les crypto-monnaies

Malgré la future installation destinée au minage de crypto-monnaies dans la région de Dakhla, le Maroc ne faiblit pas par rapport à sa décision d’interdire les transactions en monnaies virtuelles sur son territoire.

Cette mesure est justifiée, selon l’office national des changes, par le fait que les monnaies virtuelles ne sont régies par aucune banque centrale, ce qui fait courir « d’importants risques à leurs utilisateurs ».

La décision a été prise en novembre de l’année dernière et, depuis, l’Inde, l’Iran et d’autres pays ont suivi le mouvement en interdisant également le trading de monnaies virtuelles à leurs citoyens.

 

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